La dépendance à l’alcool est insidieuse mais une fois installée, elle devient très difficile a s’en débarrasser.
De nouvelles recommandations ont été proposées pour le sevrage:
Le sevrage est un moment de rupture qui doit favoriser la prise de conscience de la dépendance à l’alcool.
Il repose avant tout sur le désir ou le besoin de changement du patient alcoolodépendant.
Il doit être programmé, en laissant au patient le choix du contexte, et en renforçant sa motivation préalable.
Le pronostic à long terme est amélioré de façon significative si le patient participe à un mouvement d’entraide dès la mise en place du projet de sevrage.
Il n’y a pas de contre-indications absolues au sevrage, mais il existe des non-indications au sevrage immédiat : absence totale de demande et de motivation du sujet, absence de projet thérapeutique et de projet social.
Le sevrage peut être imposé, à l’occasion d’une hospitalisation, d’une intervention chirurgicale, etc.
Pour l’évaluation de l’alcoolodépendance, les signes cliniques sont le critère essentiel de l’évaluation.
Les marqueurs biologiques (VGM, gamma-GT, CDT-Carbohydrate Deficient Transferrin) n’ont de valeur que si leurs résultats sont anormaux (leur normalité est compatible avec une alcoolodépendance sévère).
Des échelles d’évaluation pour le syndrome de manque (score de Cushman) et pour l’alcoolodépendance (questionnaires CAGE et ASI) peuvent être utilisées.
Un traitement par benzodiazépines fait passer de 10 % à moins de 2 % la fréquence des accidents de manque et reste le traitement de choix. On utilise préférentiellement des benzodiazépines à demi-vie longue per os (diazépam, par exemple).
Traitements associés ! l’hydratation (en fonction des signes cliniques de déshydratation), et les vitamines : (vitamine B1 et B6; vitamine PP si prescription simultanée de vitamine B1 et vitamine B )



